melon charentais

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À partir du mois de juin, le melon charentais trône fièrement sur les étals et ouvre la saison estivale. De l’entrée au dessert, sa chair fraîche et parfumée se glisse dans nos assiettes.


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Souvenir d’Italie

Originaire d’Afrique, le melon était déjà cultivé par les Égyptiens cinq siècles avant notre ère.

Plus petit et moins sucré que celui que l’on connaît aujourd’hui, il était consommé comme légume, souvent assaisonné de poivre et de vinaigre.

C’est à Charles VIII que l’on doit son introduction en France, à la fin du XVe siècle. De retour des guerres d’Italie, il rapporte avec lui ce légume découvert à Cantalupo, alors propriété des papes. D’abord baptisé « melon cantaloup », il est ensuite importé en Charente, d’où il tirera définitivement son nom.

Fruit ou légume ?

Contrairement à ce que l’on peut croire, il s’agit bien d’un légume. Comme le potiron ou la courgette, il fait partie de la famille des cucurbitacées.

Le melon le plus connu est celui de type charentais. Mais ne vous fiez pas à son appellation, le terme « charentais » ne veut pas dire qu’il est produit en Charente. Il désigne ses caractéristiques physiques : rond avec une écorce vert clair barrée de stries vert foncé et à la chair orange. Vous pourrez même trouver des melons charentais originaires du Maroc, d’Espagne ou du Sénégal. Mais mieux vaut, bien sûr, attendre la pleine saison française, qui s’étend de juin à septembre.

De la terre à l’étal

Produit en serre ou en pleine terre, il est récolté à la main aux heures les plus fraîches de la journée. Il est ensuite acheminé jusqu’aux étals dans les délais les plus courts pour garantir une fraîcheur optimale
aux consommateurs. Certains melons ont obtenu une IGP (Indication géographique protégée), gage de qualité. C’est le cas du melon du Haut-Poitou, du melon du Quercy et du melon de Guadeloupe. Quant à celui de Cavaillon, il pourrait bientôt obtenir l’IGP, car les cultivateurs et expéditeurs travaillent main dans la main en ce sens.


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Conservation optimale

Selon son stade de maturité, il se savoure dès le retour du marché ou se conserve quelques jours dans un endroit frais. Placé dans le bac à légumes du réfrigérateur, il doit être enveloppé dans un sachet en papier ou dans du film alimentaire pour éviter que ses arômes se répandent.

Pour profiter pleinement de sa saveur sucrée, pensez à le sortir une heure avant de passer à table. Et si vous avez eu les yeux plus gros que le ventre, optez pour la congélation. Coupé en tranches ou en cubes, le melon la supporte très bien.

Dégustation ensoleillée

Le melon se prépare en un tour de main : il suffit de le couper en deux et de retirer ses pépins. En quartiers, en cubes ou en billes, à vous de choisir la découpe la plus adaptée à vos recettes. En salade avec des tomates cerise et de la feta, en brochettes piqué avec des morceaux de figue, en soupe fraîche avec quelques feuilles de menthe ou en carpaccio accompagné de fruits rouges, le melon se déguste de l’entrée au dessert.

Sélection de choix

Devant les étals, chacun sa technique : on le prend en main, on respire son parfum, on tâte son écorce… tous les moyens sont bons pour tomber sur la perle rare. Commencez par observer sa peau, qui doit être exempte de taches. Vous hésitez entre deux melons ? Choisissez le plus lourd, signe qu’il est gorgé de jus. Et laissez-vous guider par votre odorat : il doit exhaler un parfum sucré.

Et pour ma santé ?

Composé à plus de 90 % d’eau, le melon est peu calorique. Riche en vitamines C et B, en potassium et en oligo-éléments, il est aussi apprécié pour sa forte teneur en bêtacarotène. Cet antioxydant protège la peau et a un effet « bonne mine ». Mais ne soyez pas trop gourmand : les fibres qu’il contient stimulent le transit intestinal et ont une action légèrement laxative.

Texte : Olivia Bertin

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