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Le gluten, tout le monde en parle. 10 à 20 % des Français y seraient « sensibles » et développeraient des symptômes digestifs parfois très désagréables. Intolérant ou pas, le sans gluten a modifié nos habitudes alimentaires. On fait le point sur cette protéine de céréales qui soulève de nombreuses questions.

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Si les rayons « sans gluten » des grandes surfaces ont grandi ces dernières années, c’est pour répondre à la demande d’environ 15 % de Français se disant dérangés par le gluten et également à ceux qui ont décidé de limiter leur consommation de blé.  

1. On trouve du gluten seulement dans le blé

Faux. Le gluten est un mélange de 2 familles de protéines (les prolamines et les gluténines) présent dans le blé notamment, mais également le seigle, l’orge, l’avoine, l’épeautre… En plus des pains, le gluten est donc très souvent présent dans les pâtes, les céréales du petit déjeuner, les pizzas, pâtisseries, biscuits, gâteaux, aliments panés, plats cuisinés et même certaines glaces industrielles.

2. Être intolerant au gluten, c’est comme être allergique au blé

Pas du tout ! L’allergie au blé est rare, fort heureusement, et la réaction de l’organisme qui identifie le blé comme un « agent étranger » est immédiate. Il se met à produire des anticorps (de type IgE) et après quelques minutes (voire quelques heures mais c’est moins fréquent), nausées, vomissements, eczéma, asthme, démangeaisons apparaissent. Un choc anaphylactique peut également survenir et aller jusqu’à entraîner le décès de la personne allergique si sa prise en charge par les secours tarde.


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Manger sans gluten

3. Aucun traitement n’existe contre la maladie cœliaque

La maladie cœliaque est une pathologie permanente qu’aucun traitement ne peut aujourd’hui guérir. Les intolérants n’ont donc pas d’autre choix que de suivre un régime d’éviction du gluten pour ne pas s’exposer à des risques de complications graves (autres maladies auto-immunes, certains cancers, ulcères intestinaux, ostéoporose, fractures…). A l’arrêt de la consommation de gluten, les anticorps disparaissent progressivement. Au terme de plusieurs mois, l’intestin cicatrise et le malade est en rémission. Mais la présence de la moindre molécule de gluten dans l’organisme réenclenche l’attaque dirigée contre la muqueuse intestinale et donc la maladie.


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4. Le gluten fait gonfler le ventre

Vrai. En parvenant non digérées dans l’intestin, les protéines du gluten génèrent une inflammation ayant pour conséquence de nombreux désordres intestinaux, dont les ballonnements et les flatulences.

5. Manger sans gluten permet de perdre du poids

Vrai en partie. Arrêter de manger du gluten, c’est se passer de pâtes au pesto, de pizzas aux 4 fromages, de pain, de biscuits, de gâteaux… et ainsi faire une croix sur de nombreux produits caloriques. De plus, l’éviction de ces aliments permet de réduire les ballonnements et ainsi de retrouver un ventre plus plat.

Texte : Nadège Cartier

 

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